RUKANDAMIZI NEWS

Un jeune athlète Burundais qui jou du Tennis que les fans du Tennis Burundais pourront le surnommer le deuxième Gael Mon Fils !!!!

Burundi: Hassan Ndayishimiye est 27ème au classement ATP junior(Tennis)

Le Burundais Hassan Ndayishimiye, 27ème ATP  Junior (Tennis)

Après les prouesses de la très chère Lydia Nsekera nationale, élue meilleure dirigeante africaine par l’Union des Femmes Reporters Sportives d’Afrique (Ufresa), le Burundi  n’a pas fini d’étonner au niveau du sport mondial.En effet, ce pays  possède un des plus grands espoirs de tennis de l’Afrique et du monde entier. Il se nomme Hassan Ndayishimiye. Après Wimbledon l’année dernière,  en  2012, le jeune burundais jouera  Rolland Garros, Wimbledon et l’US Open …
On se souvient l’année dernière au fameux tournoi de Wimbledon où il s’est fait remarqué en battant le Chilien Matias Sborowitz.  Grâce à Hassan Ndayishimiye, les tournois de Rolland Garros, Wimbledon et de US Open n’ appartiennent plus  désormais seulement  à des joueurs de tennis de l’Europe et des Amériques seulement.  A 17 ans,  il est classé  dans le monde à la 27ème au classement ATP junior.
Sa percée est d’autant plus remarquable que l’Afrique, à l’exception des pays de tennis traditionnels tels que l’Afrique du Sud, est le seul continent qui a été historiquement sous-représentés au niveau du Tennis.
Hassan Ndayishimiye remercie son père qui l’a beaucoup suivi et encouragé. Voici  ce qu’il esplique : “Je suis heureux qu’il m’a poussé. Le tennis a changé ma vie. Être un sportif professionnel a changé ma façon de voir la vie.”
Ndayishimiye  rajoute: “A Wimbledon, par exemple, je compris que j’étais Africain. Je me sentais fier en me mêlant avec les grands comme Roger Federer, Lleyton Hewitt  etc… Et je sais que là-bas tout le monde pense que l’Afrique ne pourra pas produire de joueur de tennis, mais je vais leur prouver le contraire. C’est ma mission  …  Je veux devenir l’un des meilleurs au monde dans le tennis.”
Selon les commentaires, les points forts de Hassan Nayishimiye sont : –  sa capacité à apprendre rapidement;  -  sa discipline;  et  - son côté très athlétique.  Cette année 2012, le jeune burundais jouera  Rolland Garros, Wimbledon et l’US Open.
22 May, 2012 à 0:33 | Commentaires (0) | Permalien


Burundi: La Texas National Guard de l’US Army échange avec la FDN.

Texas National Guardsmen exchange best practices with Burundi soldiersTexas National Guardsmen exchange best practices with Burundi soldiers Photo http://www.flickr.com/photos/usarmyafrica/7220755398/sizes/m/in/photostream/

La Force National de Défense (FDN) burundaise vient de passer des moments forts avec  des officiers de la fameuse Texas National Guard américaine de l’US Army. Il s’agissait d’échanger sur les meilleurs pratiques militaires  en missions …
A Mudubugu au Burundi, les FDN  ont reçu une visite surprise d’officiers de la très réputée –  Texas National Guard – de l’armée américaine US (US Army).  A cette occasion, les officiers américains en ont profité pour partager avec leurs homologues barundi  les meilleures pratiques militaire lors de missions.  De plus, des soldats du Burundi se préparaient à un déploiement imminent  dans un pays en guerre sur la planète.
Les échanges  concernent : –  comment épargner des vies en plein combat; – comment soigner en plein combat  les blessés ; –  qu’est qu’une infanterie mécanisée ; le tire de mortiers   etc.
Comme le dit l’officier, Dr Leahy de l’US Army AFRICA  : “Nous avons parlé de premiers soins de base, les soins avancés en traumatologie, les soins des blessés au combat et l’évacuation des blessés … Ensuite, nous avons vu comment panser des plaies,  placer un garrot …”
Les FDN burundais étaient dans la dernière phase de pré-mobilisation de formation pour leur déploiement  à l’appui des missions  de la Force de l’ Afrique de l’Est.
Selon les officiers de  la Texas National Guard  de l’US Army  pendant ce genre d’occasion ce ne sont pas seulement des militaires qui échangent mais avant tout des camarades qui partagent des valeurs et des normes …   L’officier, chef de peloton d’infanterie, Siwecki  termine :  ”Avec  les officiers  Barundi, nous partageons les valeurs que nous défendons en tant que  leader d’une équipe … Des choses comme la façon dont les jeunes soldats se tournent vers nous, non seulement pour le leadership, mais de les ramener à la maison en toute sécurité”.

 

22 May, 2012 à 0:26 | Commentaires (0) | Permalien


Burundi: Le Concours National prévu ce 31 Mai 2012.

  L'Ecole     Photo: NRC Burundi

L’Ecole Photo: NRC Burundi

Education –  Pour les Barundi qui ont vécu un véritable  - Apartheid Scolaire –  pendant près de 40 ans, cette période  (le mois de mai) est toujours rempli d’émotions chez les parents (1) …   Au  Ministère de l’Enseignement de Base et Secondaire,  les activités de conception des épreuves du Concours National édition 2012 viennent de commencer… Le Concours National  aura lieu ce 31 mai 2012. Avec une nouveauté, les enfants aveugles vont eux aussi passer le concours avec les autres. On attend 221 384 candidats.
Le Ministre de l’enseignement primaire et secondaire, M. Séverin Buzingo, met tout en route afin que le Concours National à la fin de ce mois de mai 2012 se passe correctement.  Le Concours National  concerne tous les  élèves de 6ème année primaire du Burundi. Ceux qui réussisent  seront l’année prochaine en classes de secondaire.
L’ équipe de la Commission Concours se sont mis au travail aujourd’hui  jusque  à la fin du mois dans les enceintes de la Régie des Productions pédagogiques (RPP).  La Commission Concours a pour mission de réaliser les épreuves de Kirundi, de mathématiques, de Français et d’Etude du Milieu  pour  le Concours National qui aura lieu ce 31 Mai 2012.
Le Concours National est  prévue  pour ce 31 Mai 2012. Ce année 2012, le Concours National, ce sera  221 384  candidats contre 208 579 en 2011, soit  une  augmentation de plus de 12 000 écoliers-candidats.  200 écoles en plus ont été construites  depuis 2011. On passe de  2870 à  3070 écoles.
DAM, NY, AGnews, le 14 mai 2012.
(1)  Une éducation pour tous après un apartheid scolaire [ http://www.burundi-agnews.org/index.php/economie/shop/2149-burundi-une-education-pour-tous-apres-un-aparteid-scolaire ]

 

22 May, 2012 à 0:23 | Commentaires (0) | Permalien


Burundi: Flemish Gold lorgne sur l’Or et le Tungstène du Nord-Est.

Flemish Gold lorgne sur l'Or et le Tungstène du Nord-Est du Burundi

Flemish Gold  annonce une offre de placement privé de 6 Millions USD  pour les explorations du Burundi et de l’Ouganda.  Concernant le Burundi, l’or et le tungstène  sont les deux mineraies prisés …
Flemish Gold Corp   compte se mettre au travail au Burundi. La multinationale canadienne lorgne sur l’or et le tungstène  du nord -est du Burundi. Flemish Gold annonce un placement privé de  6 Millions d’USD  dans la région des Grands Lacs.
3 Millions USD  sont attendus pour avant le 15 juin 2012…  Ce financement  sera utilisé entre autre pour les explorations  aurifère et  de tungstène,ainsi que pour leur forage au Burundi.
Un zone couvrant une totalité de 85 kilomètres de long, ceinturée par du quartzite-argilite  intercalé par des intrusions granitiques  où  se logent de nombreux sites aurifères et  de tungstène destinés à une exploitation minière artisanale ont été identifiés dans le nord-est du Burundi.
La Flemish Gold Corp est une multinationale canadienne spécialisée dans l’exploration des minéraies. Actuellement la société a obtenu des permis d’explorations minières au Burundi  dont  4 licences  couvrant une superficie de 4300 km2.
Notes:  Pour voir  http://www.usetdas.com/pr/flemish05072012.htm  et  http://www.flemishgold.com
22 May, 2012 à 0:14 | Commentaires (0) | Permalien


Burundi: A quelques semaines des jeux olympiques de Londres.

Les Jeux Olympiques de Londres

Les jeux olympiques de Londres s’approchent … Et les Barundi sont tous concentrés sur leur champions. Paraît il, même malgré la conjoncture économique, les télévisions  s’achètent assez bien. De nombreuses compétions sont actuellement organisés en vue de préparer les athlètes barundi …
Une compétition d’athlétisme a eu lieu en debut de semaine au stade Prince Louis RWAGASORE.  Cette compétition d’athlétisme était organisée par l’association municipale d’athlétisme en collaboration avec Contec Global.  Ce sont  les athlètes de Songa en province de Bururi (Sud du Pays) et de  Shombo en province de Muramvya  qui ont remporté une bonne partie des médailles et des prix.
Cette compétion fait suite à celle qu’avait organisé quelques jours plus tôt  la fédération nationale d’athlétisme.   L’objectif de cette compétition nationale était d’évaluer les athlètes Burundais  à quelques semaines des jeux de Londres.
Les Barundi espèrent, grâce à cette préparation, que  les athlètes Burundais puissent  mieux représenter le pays dans les jeux olympiques en Angleterre.
22 May, 2012 à 0:11 | Commentaires (0) | Permalien


Burundi: La banqueTanzanienne CRDB Bank arrive en Juillet.

Les dirigeants de la  CRDB Bank à Dar es Salaam.Un des dirigeants de la CRDB Bank à Dar es Salaam.

Selon le directeur par intérim de la banque tanzanienne – CRDB Bank -,  M. Nicomed Bohay, la CRDB Bank  va ouvrir sa première succursale à Bujumbura  au mois de juillet, période où les Barundi fêteront leur 50 ans d’indépendance.
La banque tanzanienne – CRDB Bank –  est prête à ouvrir sa première succursale transfrontalière à Bujumbura, au Burundi,  fin de Juillet de cette année.  Elle souhaite se transformer en une véritable banque régionale dans l’EAC. Ce sera la première expérience de banque locale dans l’EAC.
La CRDB Bank  va ainsi concurencer   les nombreuses institutions financières kenyanes – les banques et les compagnies d’assurances –  qui sont déjà bien implantées dans la région. La CRDB Bank proposera des financements pour aider à l’expansion du commerce et des projets de développement … Ce seront des financements de projets à long terme dans le secteur privé et public.
Dr Charles Kimei , directeur de la CRDB bank / gestion, invite toute la communauté des affaires à saisir l’occasion  de cette prochaine implatation de sa Banque car  la plupart des banques commerciales du Burundi n’offrent pas à long terme d’aide financière.  Selon ce dernier, la CRDB Bank  ne sera pas un concurrent  mais  un complément  aux autres institutions financières déjà sur place.

 

22 May, 2012 à 0:01 | Commentaires (0) | Permalien


Burundi : La gravité du génocide de 1972 (M.Kazirukanyo)

 

Le Génocide des Bahutu Barundi de 1972 à 40 ans.

Le Génocide des Bahutu Barundi de 1972 à 40 ans.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’opprobre de 1972 au Burundi : 40 ans déjà !

 

Lors des élections de 1961 qui avaient consacré la victoire au Prince Louis Rwagasore et son équipe, les perdants à cette époque avaient aussitôt ourdi l’assassinat du prince et par la suite s’engouffrèrent dans le parti orphelin pour récupérer le parti et le pouvoir bien évidemment en écartant sine die les objectifs et les idéaux du prince par l’instauration d’un régime basé sur l’exclusion ethnique. La suite tout le monde la
connaît trop bien.
Il s’en est suivi un cycle de violence orchestré par ces  antidémocrates dont le bilan en coût humain est trop lourd, assassinats ciblés en 1965, 1969, génocide en 1972, massacres 1988, assassinat du 1er Président démocratiquement élu en 1993 ainsi que ses principaux collaborateurs et massacres généralisés sur tout l’étendu du territoire en toute impunité ; sans parler du coût économique dont le Burundi souffre encore aujourd’hui (parmi les 10 pays les plus pauvre au monde).
Ce n’est qu’en 1968 que Micombero commença à dévoiler quelques coins de son plan, lors de son discours du 1er juillet 1968, il expliqua sa tactique en disant que quand on a un fagot à brûler, il vaut mieux s’y prendre arbuste par arbuste (kuvuna rumwe rumwe), sinon on se complique la vie,…. A ce propos il faut lire le plaidoyer de Monsieur Mpozagara à l’endroit de la politique menée à cette époque dans son ouvrage publié en
1971 intitulé « La République du Burundi » dans l’encyclopédie politique et constitutionnelle, série Afrique, de l’Institut International d’Administration Publique.
Dans l’Accord d’Arusha, est prévue la création d’une Commission nationale pour la Vérité et la Réconciliation chargée, entre autres, d’enquêter. Cette mission est spécifiée de la façon suivante : « La Commission fait la lumière et établit la vérité sur les actes de violences graves commis au cours des conflits cycliques qui ont endeuillé le Burundi depuis l’indépendance (le 1er juillet 1962), qualifie les crimes et établit les responsabilités ainsi que l’identité des coupables et des victimes ».
Le 18 septembre 1969, Michel MICOMBERO, conseillé par Simbananiye et Mpozagara, fit procéder à des arrestations de certains officiers de l’armée pour débuter sa purification ainsi que des civils et religieux Hutu. Les moyens de torture appliqués aux détenus furent multiples et variés, relevant de l’imagination diabolique la plus prodigieuse. Les témoins affirment qu’à côté de cela les nazis n’avaient aucune imagination ! Ces
tortures brutales et cruelles menèrent à trépas plusieurs détenus. Les plus illustres de ces victimes sont le docteur Cyprien Henehene ancien ministre de la santé, les officiers Karolero, Katariho et Bazayuwundi. Lorsque les accusés de 1969 sont arrêtés, Mpozagara ne mentionne pas qui les a dénoncés. Nous savons par contre que “l’interrogatoire” est rondement mené, elle est musclée  puisque Mpoazagara a l’habitude. Le soir Mpozagara se trouve chez Micombero entouré de son ami Ntungumburanye alors chef de la sûreté et le ministre de la Justice pour confectionner le questionnaire du lendemain. Il en sera ainsi jusqu’à la fin de l’instruction. Le verdict est donc prononcé au cours de ces soirées bachiques. On le donnera au tribunal pour le prononcer la plupart des fois les juges en ignorent jusqu’à la dernière minute le contenu. Sur 80 personnes interpellées, 25 furent condamnées à mort dont 19 militaires et 6 civils.
L’histoire nationale n’a pas encore mesuré la gravité de l’hécatombe de 1972. Les familles brisées, décimées ou meurtries encore crient mais
seul l’opprobre leur répond. On reste confondu et scandalisé par l’indifférence de cette société civile burundaise qui jusque maintenant est seulement zélée quand il s’agit d’embêter le gouvernement mais qui, sommes toutes, quand il s’agit des crimes d’ampleur nationale commis par les dignitaires des anciens régimes et touchant les simples citoyens dont les plaies sont encore ouvertes à ce jour, se désintéresse complètement à se demander quels droits de l’homme elle défend, jusqu’à passer outre le génocide d’avril 1972.
Tout commença dans la nuit du samedi 29 avril 1972, alors qu’à midi, le président Micombero venait de révoquer son équipe ministérielle afin de réaliser en toute quiétude son plan d’extermination. Toutefois, il avait gardé à ses côtés un seul ministre Monsieur Arthémon  Simbananiye. Certains se demandent même si Simbananiye n’était pas le véritable Président du Burundi en collaboration avec d’autres compères notamment André Yanda, Shibura et autres acolytes. Le Burundi allait être vidé, martyrisé, endeuillé pour longtemps….pour toujours ? Le 30 avril 1972 à 8
heures du matin, on apprend que le roi Charles Ndizeye a été tué vers minuit. Officiellement, il avait été tué lors de combats contre des mulelistes. Pour justifier cet assassinat, les autorités prétendirent que la victime voulait rétablir la monarchie. Il fallait donc massacrer cette masse de Hutu qui vénérait le monarque.
Le 1er mai 1972, la radio de Bujumbura annonce que de sérieux combats se déroulent dans le sud du pays et qu’il s’agit de mulelistes venus du Zaïre aidés par les Inyenzi (monarchistes Rwandais) et des Burundais monarchistes…Dans tout le pays, les arrestations et les exécutions sommaires sont organisées au nom du parti UPRONA et du président Michel MICOMBERO. Le massacre se poursuit et encouragé par les
messages officiels diffusés par la radio, la voix de la révolution : « les forces vives de la Nation doivent s’impliquer à débusquer les ennemis du peuple ». A la redoutable prison de Bujumbura, les personnes arrêtées sont exposées au soleil, torturés jusqu’à ce que mort s’en suive… Mworoha Emile alors secrétaire général, tel Joseph Goebbels, pendant cette période mobilisait la JRR organisée en milice pour appliquer les consignes données à ces prétendues forces vives de la nation, par sa propagande en raison de ses talents d’orateur et de rhétoricien. Son rôle était très important dans la mise en place du dispositif d’extermination et de diffusion des mots d’ordre. Pour lui, l’essentiel était que la JRR soit organisée avec une telle finesse pour qu’elle soit en quelque sorte l’avant garde de l’appareil répressif et d’extermination des bamenja et autres inyankaburundi, comme on les appelait avant de les tuer (voir document infra).
Le Dr Stef Vandeginste s’offusque dans sa réflexion sur la CVR et la qualification des faits : « lorsqu’ils parlent de certaines atrocités commises dans le passé, les Burundais ont souvent tendance à parler d’événements et/ou de la crise. L’utilisation d’un euphémisme n’est ni unique au
cas burundais (dans le cas de l’Irlande du Nord, par exemple, il était question de « troubles ») ni surprenant (car l’utilisation de certains termes, notamment le mot « génocide », pour décrire certains événements était très souvent automatiquement associée à une prise de position politique et à une appartenance ethnique). A un moment donné, notamment dans le cadre de la recherche de la vérité, les termes événements et crise ne suffisent plus. Un des objectifs communs à toutes les CVR – une quarantaine depuis environ trente-cinq ans – est qu’elles doivent éclairer une société sur son passé. Elles doivent permettre une lecture largement partagée de l’histoire, entre autre afin d’enseigner l’histoire du pays aux futures générations. Pour ce faire, un qualificatif des différents cycles de violences et des souffrances des citoyens s’impose. Le qualificatif permet à la société, notamment à travers le rapport de la CVR, d’exprimer une évaluation, une appréciation, un jugement de valeur, au-delà de la simple description des faits. La vérité et la reconnaissance des victimes et de leurs souffrances exigent à ce que le viol, la torture, le crime de guerre, etc. soient appelés par le nom qui leur convient ».
Des soirées dansantes pour les fonctionnaires et les commerçants avaient été organisées dans tout le pays le 29 avril 1972, la nuit du début de l’hécatombe. Qui avait organisé ces soirées ? Dans tous les cas, le pouvoir était complice car il ne les a pas interdites. Au contraire juste après,
par des messages codés et ambigus (voir infra) les mouvements intégrés à l’UPRONA étaient utilisés pour traquer et infliger des châtiments exemplaires aux fauteurs de troubles. Les fausses communes ici et là dans tout le pays donnent quelques indices pour identifier ceux qui devaient être châtiés dans ce contexte.
Dans le dossier « Naufrage au Burundi » de septembre 1972, on lisait : « Dans ce pays sans statistiques et sans informations libres, comment pourrait-on savoir ? Qu’importe… de tels massacres ont déjà eu lieu en territoire décolonisé, mais une tentative de naufrage radical par la suppression de l’élite politique, sociale et culturelle d’une ethnie par l’autre, avait-on jamais vu cela ? Même au Biafra ? »
Et pourtant, la convention de l’ONU sur l’imprescriptibilité des crimes contre l’humanité condamne ces crimes, même lorsque ces actes ne constituent pas une violation du droit interne des Etats où ils sont commis. Les familles attendent la mise en place de la Commission Vérité et
Réconciliation assortie d’une juridiction internationale. Quarante ans plus tard ? Est-ce au moins le bout du tunnel ? Encore une fois, la communauté internationale est interpellée.
Aujourd’hui plus que jamais au Burundi, beaucoup de victimes des actes de barbarie réclament justice. Et Dieu seul sait combien ils sont nombreux. Dieu et les Burundais savent et mesurent le poids de l’injustice. Quarante ans plus tard, nous attirons toujours l’attention sur les suppliciés de 1972. Quarante ans d’attente ; Quarante ans d’indifférence, de déni de justice. Malgré le foisonnement d’associations de la société
civile qui œuvrent au Burundi, la violation de la dignité humaine semble ne causer point d’insomnie aux criminels.
Avec l’hécatombe de 1972, les Hutus et les Ganwas sont minoritaires dans les associations actuelles de la société civile qui élèvent la voix pour revendiquer cyniquement le respect des droits de l’homme, leur composition reflète encore trop l’image des régimes du passé. On peut se tromper mais le scandale crève les yeux. L’opprobre est devenu insupportable après la restauration de la démocratie.
Le roi Charles NDIZEYE croupit encore dans une fosse commune ; le roi Mwambutsa reste en exil en Suisse. Les charniers de Buterere, du Pont Peke et d’autres à identifier disparaissent avec leurs secrets macabres. Quarante ans après les faits, les orphelins et les veuves inconsolables
réclament justice, un peu d’humanité s’il vous plaît.
De l’intérieur du pays ou de la diaspora, mobilisons-nous ; mettons plus d’énergie et de moyens dans cette bataille contre la mort, l’oubli et le
déni de justice. Les victimes de l’hécatombe de 1972 attendent un mot, un geste, un coup de main dans cette lutte pour la renaissance de l’âme burundaise. Agissons pour que cette plaie, cette gangrène nationale cesse d’être une pierre d’achoppement des efforts de reconstruction et de réconciliation nationale. Mobilisons-nous pour toutes les victimes des barbaries burundaises depuis la veille de l’indépendance jusqu’à celles d’aujourd’hui conséquence des calculs mesquins des politiciens sans scrupules. Quarante ans plus tard, il y a encore au Burundi des cadavres non identifiés dans les fausses communes et trop de disparus. Cette malédiction réclame une prise de conscience : le droit de dire nom.
Par Kazirukanyo Martin, le 13 avril 2012.

 

 

21 May, 2012 à 23:56 | Commentaires (0) | Permalien


Les albinos toujours massacrés au Burundi

Les albinos toujours massacrés au Burundi Quelques enfants Albinos jouant entre eux

Une jeune albinos de quinze ans a été tuée dimanche par un groupe armé à Bujumbura, la capitale du Burundi. Les meurtres d’albinos sont monnaie courante dans le pays. C’est le 18e en moins de quatre ans. L’association Albinos sans frontières a condamné cet acte et demande aux autorités de prendre leurs responsabilités.

Le Burundi est de nouveau tourmenté par un meurtre d’albinos. Chantal, jeune albinos de quinze ans, a été tuée par un groupe armé, dans la nuit de samedi à dimanche, au sud de la capitale Bujumbura. Ses assassins se sont d’abord rendus au domicile de ses parents où ils ont contraint sa mère à les conduire chez un des jeunes frères de Chantal où celle-ci avait trouvé refuge. Les tueurs munis d’un fusil, de machettes et de lances ont alors enlevé la petite fille. Puis, « deux kilomètres après, ils l’ont égorgée, et décapitée (…), on a trouvé la fillette jetée dans un fossé par ces malfaiteurs », a raconté un responsable local. « Ils ont emporté avec eux ses membres découpés », a-t-il ajouté.

La jeune fille est la 18e victime albinos tuée dans le pays depuis août 2008. Une fillette albinos de six ans avait déjà été tuée d’une balle dans la tête avant d’être décapitée, mutilée des bras et des jambes par des trafiquants présumés d’organes humains, à Ruyigi, une province de l’Est du Burundi. Peu avant ce meurtre, une enquête du Parlement révélait que certains membres et organes des albinos étaient écoulés sur le marché sous-régional de la sorcellerie, comme en Tanzanie voisine, moyennant d’importantes sommes d’argent.

« Une barbarie à l’encontre des albinos »

En juillet 2009, huit personnes accusées d’assassinats et tentatives d’assassinats d’albinos ont été condamnées à des peines allant d’un an de prison à la perpétuité. Pour le président de l’association Albinos sans frontières, Kassim Kazungu, l’assassinat de la petite Chantal est « un choc ! ». Il a fermement condamné ce nouveau meurtre et appelé les autorités à prendre leurs responsabilités. Il estime que les mesures prises par le gouvernement sont insuffisantes puisque tous les assassins d’albinos condamnés et regroupés dans la prison de Ruyigi se sont évadés en 2011. Selon Kassim Kazungu, ce sont ces meurtriers évadés « qui continuent ces massacres d’albinos. Nous demandons à l’Etat où sont ces gens là qui avaient été condamnés à cause des massacres d’albinos ? »

Annie Mokto, présidente de l’association Ecran total qui lutte contre le massacre des albinos en Afrique, s’est dite « choquée par cet évènement ! » La jeune femme de trente-quatre ans, originaire du Cameroun, qui réside en Belgique, a encore du mal à croire qu’ « en 2012 une telle barbarie se produise à l’encontre des albinos. Comment est-ce possible que de telles choses se produisent après tous les efforts que nous avons menés pour sensibiliser les gens ! » Annie Mokto qui est pleine d’espoir pour l’avenir pensait réellement que « les choses allaient s’arranger ».

Le Burundi n’est pas le seul pays africains où les albinos vivent un véritable calvaire. Ils sont régulièrement victimes de massacres dans les autres pays du continent, tels que le Cameroun, la Tanzanie, la République démocratique du Congo (RDC). Ils sont le plus souvent recherchés pour leurs soi-disant pouvoirs bénéfiques ou maléfiques. Des croyances qui font de leur vie un véritable enfer.

21 May, 2012 à 21:52 | Commentaires (0) | Permalien


Sinduhije MSD interview BBC

Sinduhije MSD interview BBC

29 April, 2012 à 13:57 | Commentaires (0) | Permalien


Une nouvelle tube Jamaicaine de Bennie Man

21 April, 2012 à 12:10 | Commentaires (0) | Permalien


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